Les Gardiens du crépuscule

C'est au soir du Troisième âge que les Gardiens verront enfin la lumière.
 
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 Gamdis, Journal I

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Éllindé
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MessageSujet: Gamdis, Journal I   Lun 26 Nov - 19:24

Ce que vous tenez dans vos mains est mon journal.
Donc deux choix s'offrent à vous. Vous pouvez simplement le reposer et faire comme si il n'existait pas ou vous pouvez le lire. C'est à vous de choisir.

Toujours là? C'est que vous êtes bien curieux !


Malheureusement ce journal ne contient pas d'histoire drôle ou d'aventures superbes. Il ne contient qu'une partie de l'histoire de la ruine de ma famille.

Tout a commencé un jour de printemps. Le parfum des fleurs, apporté par une douce brise, m'apaisait. Assise par terre sur une colline, j'apprenais à jouer de la harpe, elle appartenait à Mère et je n'avais que peu de fois l'autorisation de l'utiliser. Mère se tenait face à moi me regardant avec une tendresse infinie. C'est elle qui m'avait appris à jouer ces mélodies. Je n'oublierais jamais ses rares moments de détente que nous passions toutes les deux. Mais ce fut le dernier.

Père réparait son luth qu'il avait cassé la veille. Nous venions d'arriver, toutes les deux, à la maison, quand quelqu'un frappa à la porte.

Mère m'envoya dans ma chambre et Père ouvrit à l'étranger. J'avais entre ouvert la porte de la chambre par curiosité. Je voulais savoir qui pouvait être la personne qui se trouver sur le seuil de l'entrée, mais je ne le vis pas.
C'était un messager. Il ne prononça aucun mot mais il remit une lettre à Père.
Puis la porte se referma.

J'attendis que l'on me demande de venir, ce qui n'arriva pas. Mes parents étaient pâles. Comme si cette simple lettre renfermait une terrible nouvelle. Je continuais d'observer sagement et Père se décida à l'ouvrir. Le sceau, qui la scellait à l'aide d'un ruban rouge pourpre, était gravé dans de la cire noire.

Il commença à la lire à voix basse, je ne compris pas ce qui disait, jusqu'à ce qu'il laisse échapper "Eomir". Je ne savais pas de qui il s'agissait mais mes parents se regardèrent l'un et l'autre silencieusement, il finit par jeter la lettre dans l'âtre de la cheminée. Puis on frappa une nouvelle fois à la porte. Lorsqu'il l'ouvrit il n'y avait plus personne. Il baissa la tête. À ses pieds, se trouvait un sac taché de sang. Il l'ouvrit et recula presque aussitôt. Il y avait une tête. La tête de son père. Il tomba à genoux, le regard hagard.

Son père l'avait abandonné à une famille de bardes lorsqu'il avait dix ans. Sa famille adoptive lui avait raconté pourquoi son père avait fait cela. C'est pourquoi, plusieurs années plus tard, il avait décidé de partir du Rohan en compagnie de Fréada, ma mère.

Il avait voulu fuir un passé douloureux et dangereux, mais cela l'avait rattrapé.

Après ce jour, Père commença à boire. Il sombra dans l'alcool pour tenter d'oublier. Mais ce genre de choses ne s'oublient pas si facilement...

Il commença à être violent. Et quelques années plus tard les cris, les coups et les pleurs étaient devenu notre quotidien. Nous avions peur de lui et nous n'osions ni l'une ni l'autre se mettre en travers de son chemin. Il était encore moins probable que nous le contredisions. Il avait perdu tout traces d'humanité..

Un soir, Mère et moi préparions le repas. Nous discutions toutes les deux, puis nous entendîmes Père. Il chantait des chansons aux mœurs douteuses, mais il n'était pas seul.
La porte s'ouvrit dans un grand fracas. Père s'assit à la table, pendant que l'autre homme balbutiait quelque politesse. Ils étaient tous les deux ivres. Puis un jeune homme referma la porte. Le marchand le présenta brièvement comme son fils. Il se nommait Haldenon.
Père continua de boire en compagnie du marchand, malgré le fait qu'ils étaient déjà saouls.

Haldenon nous aida à finir la préparation du repas. Que nous avons pris dans la chambre pour ne pas déranger les deux soudards. Il s'excusa pour le comportement de son père, mais Mère lui fit comprendre que nous comprenions parfaitement ce qu'il vivait.

Lorsque nous n'entendîmes plus aucun bruit, nous constatâmes que Père dormait avachi sur la table et que le marchand était sur le point de partir. Aidé par son fils, il réussit à ne point tomber jusqu'à sa maison.

Par la suite nous nous revîmes souvent dans le même contexte.
Jusqu'au jour Père discuta avec le marchand, et, ils décidèrent de nous marier. Je n'avais que treize ans.

Mère essaya de faire tout ce qu'elle pouvait pour retarder ce mariage ridicule. Malheureusement trois ans plus tard, Père en avait assez. Et il fixa le lieu. Cela se passerait au Rohan.

Notre première destination était Pont-à-Tréteaux. Mère voulait absolument m'offrir une harpe, en guise de cadeau de mariage, afin que ces douces mélodies m'apportent réconfort et courage pour la suite.

En chemin, Père et moi avons eu une violente dispute au sujet d'étranges parchemins qu'ils cachaient dans son sac et que je découvrit par pur hasard. Il était écrit tellement de choses. Cela parlait des Gardiens, d'Eomir, de mort... Je voulais des explications. Pourquoi avoir écrit tant de chose là-dessus, si c'était pour les cacher par la suite?
Je n'eus qu'en réponse une gifle et je suis parti pour retourner à Bree. Mais après une heure de marche j'ai décidé de revenir sur mes pas. Je ne pouvais laisser Mère et Haldenon en compagnie de cette brute.

Finalement arrivée sur place. Je n'ai retrouvé d'eux que leurs corps inanimés. L'effroi me parcourut l'échine. Jamais je n'aurais pensé les retrouver dans cet état. Mais je ne pouvais rester ici pour pleurer leurs pertes, la nuit allait bientôt tomber et j'étais seule.

Je pris donc mon courage à deux mains. Je mis dans ma sacoche tout ce qu'il me semblait être important. Nourriture, eau, l'épée et le médaillon de Mère, ainsi que les parchemins qui avait causé la dispute. Il me fallait être rapide car l'odeur des cadavres commençait déjà à attirer les charognards. Je ne pouvais m'attarder plus longtemps. Et c'est en pleurant que je pris la fuite.

Les années qui ont suivi ce drame, m'ont laissé un goût amer. Sans personne à qui me confier, j'ai décidé de partir à la recherche de la vérité sur ma famille.

Qui sont les Gardiens? Qui est Eomir? Pourquoi tant de mort?

(J'écrirais le deuxième journal quand j'aurais le temps.)
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