Les Gardiens du crépuscule

C'est au soir du Troisième âge que les Gardiens verront enfin la lumière.
 
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 L'aventure D'Andûnë Lorëorn

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Hinia
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MessageSujet: L'aventure D'Andûnë Lorëorn   Dim 20 Jan - 19:43

Andûnë Laurëorn (/Andy Eodeth)

« « … Au coucher d’un soleil d’automne, sous un arbre aux feuilles d’or et de flammes, surgit un cri perçant qui nous fît tous tressaillir. A quelques pas des cadavres d’hommes et des orques les ayant abattus, nous découvrîmes un bébé humain emmitouflé dans ses couvertures. S’il était resté silencieux jusqu’alors, il nous faisait désormais tâter de sa voix puissante. Luinhith le prit dans ses bras et lui parla d’une voix douce. Le bébé se calma et lui sourit. « C’est une petite fille » nous apprit-elle. « Nous devons trouver un bon foyer pour cette enfant » ajouta Luinhith en se retournant vers notre groupe. Je lui fis remarquer que le plus proche village d’hommes était celui de Bree, que c’était un long voyage pour notre troupe et que Duillond, notre maison en Ered Luin, avait besoin de nous. Elle insista encore en disant que c’était important, que nous ne pouvions l’abandonner, et nous partîmes donc en direction de Bree. » »
Andûnë écoutait attentivement l’histoire racontée par sa mère.
« Les Elfes s’encapuchonnèrent de vêtements d’hommes pauvres ; poursuivit cette dernière, traversèrent une terre étrange nommé la Comté -et dont ton père n’a pas tout saisi, ni moi non plus du coup, ha ! Ha !- et arrivèrent finalement sur Bree. « Mais là-bas Luinhith ne trouvât personne à qui confier l’enfant, soit elle les estima indignes, soit ils ne lui répondaient pas lorsqu’elle s’adressait à eux. Notre groupe de chasseurs et moi-même poursuivîmes donc notre route vers l’Est, traversant monts et forêts, car pour des raisons encore mystérieuses, le cœur de Luinhith lui soufflait que l’enfant devait grandir là-bas, où le soleil se lève, et non au Nord ou au Sud ; jusqu’à ce que nous arrivions, après de longues semaines de voyage, en terre du Rohan. » Je me souviens bien de ce jour, quand ton père rentra à la maison chargé de ce petit paquet… Il me dit : « Deux choses improbables me sont arrivées aujourd’hui, Anna ; la première est que notre détachement a rencontré un groupe de chasseurs Elfes » -et j’ouvrais déjà de grands yeux !-, « la deuxième est qu’ils me firent un présent magnifique. » Là, ton père découvrit ton visage endormi… « Cavalier ; dirent les Elfes à ton père, nous avons fait un long voyage pour vous trouver » et lui contèrent cette histoire. Avant de partir, l’elfe nommée Luinhith s’adressa à ton père, qui te tenait déjà dans ses bras. Elle dit : « Elle sera connue chez les Eldar comme Andûnë Laurëorn, L’arbre Doré du Soleil Couchant, le nom que je lui donne. C’est à vous qu’il appartient désormais de la renommer si votre cœur vous l’inspire. » Mais ton père savait déjà qu’il n’y en avait pas de plus juste, et ne souhaitait point cacher au monde ce don que t’avaient fait les Elfes en te nommant dans leur langue. Luinhith se pencha ensuite sur toi et te dit quelque chose que ton père ne pût comprendre, comme une apologie, surement un adieu aussi, chanté de manière triste et déchirante, puis cella votre au revoir d’un baiser sur ton front et repartit vers l’Ouest. »

Ainsi Andûnë grandit au Rohan, le Pays des Seigneurs des Chevaux, au creux des Montagnes Blanches, dans un village comme une île perdue dans une mer de verdure. Elle avait une sœur et un frère aînés ainsi qu’un frère cadet. Elle grandit entourée d’amour et de rires et devint vite une jeune femme belle, fidèle et honnête, héritière du caractère de feu de ses parents adoptifs. Ses deux frères voulaient faire partie des vaillants combattants des Eoreds, comme Hagodren, leur père, qui servait dans la Cohorte de la Marche Ouest, commandée par le deuxième Maréchal de la Marche et qui n’était autre que Theodred, le fils du roi Theoden ; et Anna, leur mère s’appliquait à enseigner à Andûnë et sa sœur Nora comment bien s’occuper des travaux de la maison, ainsi que des chevaux des hommes, quoiqu’Andûnë préférât toujours se bagarrer avec ses frères et qu’ils se coursent à cheval.

Un matin d’été leur père revint de deux semaines de service, annonçant à la famille que le Rohan devait se préparer à des jours sombres car ils avaient trouvés de petits groupes d’orques rampants sur les terres et que, bien qu’ils aient vaincus ceux-ci, une autre partie du détachement avait, elle, été forcée à la retraite. Le mal avançait rapidement et cherchait les failles. Dans les semaines qui suivirent, les deux frères d’Andûnë rejoignirent la Marche, hommes qu’ils étaient devenus.
Trois mois plus tard à peine, un soir, le dernier fils de la famille fût rapatrié au foyer car il avait été blessé lors d’un affrontement avec une nouvelle troupe d’éclaireurs orques venus du Nord-Ouest. Cette nuit-même, Andûnë alla trouver son cadet.
« Harfingas, mon frère, comment te sens-tu ? » Harfingas et sa sœur échangèrent sur ce qu’il s’était produit. Puis Andûnë demanda : « Où s’en est allée l’Eored ? Où sont les cavaliers maintenant ? Theodred était-il partit avec vous ? » Ce à quoi Harfingas répondit : « Ils doivent être en route vers la frontière Ouest à l’heure qu’il est, à la recherche d’autres intrus s’il y en a. Theodred n’était pas avec nous, il allait vers le Nord et a confié le commandement du détachement à Deraten. » « Avec qui est père, Theodred ou Deraten ? » « Père est avec Theodred mais, Andy, que cherches-tu ? » « Repose-toi maintenant, petit frère; conclût Andûnë, ignorant la question d’Harfingas, et reprends vite des forces. » Elle lui fit un clin d’œil et se glissa hors de la chambre. Au beau milieu de la nuit, elle prit l’armure, l’épée et le cheval d’Harfingas, courût vers l’Ouest et rejoignit le détachement avant le matin.
« Harfingas, te voilà déjà revenu ; s’enquit Deraten. »
Andûnë, son casque abaissé sur le visage, prit une voix plus grave et répondit :
« Ce n’était rien, je ne vois pas pourquoi l’on m’a renvoyé chez moi. Qu’on ne sous-estime pas la force des fils d’Hagodren! »
Seul son frère aîné, qui chevauchait avec eux, ne se laissa pas duper, bien qu’il restât silencieux. Les cavaliers coururent toute la matinée et à midi trouvèrent enfin ce qu’ils cherchaient : des traces se dirigeaient vers l’Est, et la taille et la forme des quelques empruntes suggéraient une nouvelle troupe d’éclaireurs. Ils rattrapèrent les orques, très peu nombreux, et ne mirent pas longtemps à sortir victorieux, sans aucune perte du côté des hommes. Au coucher du soleil, le détachement alla trouver Theodred pour faire son rapport et celui-ci ordonna que l’on poursuive les recherches au matin. A cet instant, Helmfor, le frère aîné d’Andûnë, prit la parole et trahit le secret de sa sœur, devant son père et tous les cavaliers. « Je ne souffrirai pas de te voir blessée » justifia-t-il. Leur père arracha le casque de la tête d’Andûnë afin de vérifier les dires de son garçon et tomba muet de colère. Theodred se moqua gentiment et dit : « Une femme ? Dans nos rangs ! Ta maison est-elle si désordonnée que même ta fille eut à la fuir, Hagodren ? » Les hommes rirent de bon cœur. « Rentre-chez toi, et estime toi heureuse que l’on ne te punisse pas sur l’heure d’avoir subtilisé l’identité d’un homme de la Marche. Hagodren ; ajouta-t-il, ne réprimande pas ta fille. Elle aura eût le mérite d’apporter quelque lueur en ces temps sinistres par sa bonne plaisanterie ! » Mais Andûnë, souriant malicieusement, interrompit le prince dans son élan. « Les ennemis grouillent sur les terres. Il vous manque un homme, Monseigneur, et je sais me battre. » Hagodren intervint, calme et furieux : « Andûnë tu as déjà assez fait parler de toi pour aujourd’hui. Au nom de notre famille, cesse de nous couvrir de honte et rentre ! » Deraten se retourna et dit : « Andûnë ? Voilà bien un nom étrange ! Et tu sais te battre, dis-tu ? Allons, voyons donc ce que tu sais faire ! »
Deraten chargea Andûnë qui, à la surprise de tous mis rapidement l’homme en situation difficile. « Allons Deraten, est-ce là tout ce que tu peux faire face à une jeune femme ? » raillaient les hommes. Andûnë désarma Deraten plus vite qu’aucun ne l’eût imaginé. « Ta fille a dit vrai, Hagodren Eodeth ; dit Theodred, et tu lui as appris à manier l’épée avec efficacité. » « Hélas, Monseigneur, je ne suis pour rien dans cet alarmant apprentissage… » « Je me suis entrainée seule ; intervint Andûnë, chaque nuit depuis que le poids des épées ne me fait plus basculer en avant ! » Le fils du roi réfléchit un instant. Puis il dit : « Intéressant. En ce cas, et si ton père te donne également son accord, je t’autorise à chevaucher avec nous. Mais sache, femme, qu’aucun d’entre nous ne sera responsable de ton sort, ni ne devra sacrifier quoi que ce soit pour te sauver, toi. » Hagodren refusa premièrement mais, face à l’entêtement de sa fille et à son regard déterminé, il savait qu’elle trouverait un autre moyen de lui désobéir. Hagodren finit par céder car il pouvait de cette façon garder un œil sur sa fille et veiller à sa sécurité. Andûnë rejoignit donc la Cohorte de la Marche Ouest, sans même faire ses classes, et se battit jusqu’à ce que la colère de son père se transforme en fierté. Elle fût ensuite envoyée dans d’autres détachements, loin d’Hagroden, d’Helmfor et d’Harfingas. Lors d’affrontements, l’on parla d’abord de sa survie comme de chance, ensuite de talent.

Puis un jour que son père et ses frères étaient envoyés au repos, le détachement d’Andûnë fut pris par surprise et nombreux étaient les ennemis montés sur leurs ouargues répugnants. Les hommes tinrent bon pendant un temps, Andûnë perdit son cheval mais elle n’eût pas le temps de le pleurer. Elle tuait un autre orque, son épée à la poursuite d’un suivant mais n’en trouvât pas. Elle tourna sur elle-même, ses yeux cherchant la bataille et pourtant incapable de la voir. Elle tourna encore, et n’aperçût point d’hommes non plus. Il n’y avait personne. Tous étaient couchés. Tout le monde était mort. Il n’y avait plus qu’elle, seule, debout parmi tous les cadavres. Elle mit longtemps à comprendre ce qu’il arrivait ; et c’est seulement lorsqu’elle sortit des marres de boue ensanglantée qu’elle réalisa et pleura la perte de ses amis. Andûnë entreprit alors de rentrer faire son rapport, à pied et le visage baigné de larmes. L’on parla d’abord de sa survie comme d’une bénédiction pour sa famille, ensuite d’un don. On lui accorda quelques jours de repos, on lui prêta un cheval et Andûnë prit le chemin menant à sa famille.
Quand au loin elle vit une épaisse fumée noire s’élever au-dessus de son village, Andûnë partit au galop. En arrivant, elle descendit de sa monture et le poussa pour qu’il s’en aille car des cadavres encore traînaient partout à ses pieds. Les maisons étaient en cendres et le village entier était détruit, sa propre demeure aussi. Sa mère, sa sœur, et son père et ses frères calcinés tenaient encore leurs armes à la main. Elle mit longtemps, cette fois aussi, à réaliser sa perte. Longtemps elle pleura et maudit les Terres du Rohan.

Quand elle n’eût plus de larmes à verser, Andûnë se releva et fit quelques pas au hasard du coucher de soleil. C’est au détour des débris de l’Ouest du village qu’elle aperçut sa silhouette… L’étalon solitaire la regardait avec tendresse et curiosité. Ils s’avancèrent doucement l’un vers l’autre. Sa robe d’un or pâle brillait au soleil comme une armure polie, ses crins soyeux étaient d’un blanc pur et ses sabots d’un noir pareil à la nuit quand la lune est voilée. Lorsqu’ils se rencontrèrent tous deux, Andûnë tendit la paume de sa main et le cheval y posa son nez, puis la joue. Elle caressa son encolure et son épaule. « Esteldhalion » pût lire Andûnë sur le tapis de selle. « C’est un joli nom. Tu es seul, toi aussi ? » La jeune femme monta sur son dos, et l’animal partit vers l’Ouest au galop, sans jamais se soucier des commandes d’Andûnë. « Très bien, fais à ta guise ! Je me fiche de l’endroit où tu me porte de toute manière, tant que nous quittons cet endroit ! »

Empruntant tout le temps des chemins sûrs quoiqu’insoupçonnés, le noble animal l’emmena jusqu’à Bree, où elle rencontra les Gardiens du Crépuscule et leur chef, l’elfe Celebethiel, avec qui elle parla longuement et qui l’invita à rejoindre son campement à Esteldin, dans les Hauts du Nord. Bien qu’elle se fût juré de ne plus jamais rejoindre les rangs d’une armée, elle accepta toutefois de venir découvrir leur organisation. Et c’est ainsi que se poursuit l’aventure d’Andûnë Lorëorn…
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